Laponie

Zones de wilderness

Nature

La Finlande a douze réserves de wilderness (erämaa-alueet), toutes en Laponie du nord et de l’est : près de 15 000 km² sans routes, créées par la loi de 1991. Vous n’y allez pas comme dans un parc national. Peu de sentiers, peu de cabanes, des compétences d’orientation exigées. Le but de la loi est de garder le caractère d’erämaa, de protéger la culture sámi et les moyens de vivre — élevage de rennes, pêche, chasse — et d’y permettre un usage diversifié de la nature.

Pourquoi y aller

Ce ne sont pas des parcs. Metsähallitus les gère ; elles relèvent de Natura 2000 ; on n’y construit pas de routes, et les mines y sont interdites sans décret. Les droits de chacun s’appliquent, plus largement que dans un kansallispuisto, mais la prudence aussi : vous pouvez marcher des jours sans croiser personne. La superficie totale avoisine 14 891 km². Pour la plupart des voyageurs, un parc (Pallas–Ylläs, UKK, Lemmenjoki) suffit. Les erämaa-alueet sont pour ceux qui savent déjà camper, s’orienter et lire une météo arctique.

Douze réserves, d’ouest en est et du nord au sud :

Käsivarsi (Kilpisjärvi / Enontekiö) est la plus alpine : Halti, fells hauts, approche depuis Kilpisjärvi. Tarvantovaara et Pöyrisjärvi (Enontekiö) sont des plateaux et des lacs, côté Hetta et Norvège. Pulju (Enontekiö / Kittilä) est plus petite, entre les routes de Kittilä et d’Enontekiö.

Kaldoaivi (Utsjoki / Inari) est la plus vaste : toundra, vent, peu d’abris. Paistunturi (Utsjoki / Ohcejohka) borde Kevo — la réserve stricte de Kevo n’est pas une wilderness : sentier balisé seulement. Muotkatunturi (Inari / Utsjoki) est un labyrinthe de fells bas entre Inari et Karigasniemi. Vätsäri (nord-est d’Inari, vers la Norvège) est lacs et pins, du côté de Näätämö. Hammastunturi (Inari / Saariselkä) touche l’Ivalojoki et l’orpaillage historique. Tsarmitunturi (Inari / Raja-Jooseppi) est petite, proche de la zone frontalière. Tuntsa (Salla / Savukoski) et Kemihaara (Savukoski) sont l’est forestier, loin des resorts.

Que faire

Marchez si vous en avez le niveau. Emportez carte, boussole et un plan de retranchement. Les cabanes, quand elles existent, ne sont pas un filet de sécurité continu. L’hiver exige encore plus : froid, jour court, navigation. La pêche et la chasse demandent des permis. Une partie des réserves touche la zone frontalière : permis obligatoire, pas de raccourci vers la Russie.

Au printemps, restez hors des zones de vêlage des rennes. Vous êtes en Sápmi sur une grande part de ces terres (Inari, Utsjoki, Enontekiö, nord de Sodankylä) : l’erämaa n’est pas un terrain vide, c’est un espace de travail. Ne laissez rien, ne photographiez pas les troupeaux de près, n’improvisez pas un feu n’importe où si le risque d’incendie est annoncé.

Si vous découvrez la Laponie, commencez par un parc balisé. Revenez vers Kaldoaivi ou Käsivarsi plus tard.

Quand venir

Fin juin–septembre pour la marche, après la fonte, avant l’hiver précoce. Juillet : moustiques, plus de jour (soleil de minuit au nord du cercle, fin mai–juillet). Septembre : ruska, premières aurores, nuits plus froides. L’hiver (novembre–avril) n’est possible qu’avec un vrai savoir-faire, souvent avec un guide. Aurores : fin août–avril. Vérifiez luontoon.fi fiche par fiche : chaque réserve a ses accès, ses cabanes, ses interdits.

Y aller

Les portes sont des villages, pas des parkings de parc : Kilpisjärvi pour Käsivarsi ; Hetta pour Tarvantovaara et Pöyrisjärvi ; Inari, Utsjoki, Sevettijärvi, Karigasniemi pour le nord ; Saariselkä / Ivalo pour Hammastunturi ; salla">salla">Salla et Savukoski pour Tuntsa et Kemihaara ; Raja-Jooseppi pour Tsarmitunturi. Voiture presque indispensable. Annoncez votre itinéraire, prévoyez plus de vivres que la carte ne le suggère.

À proximité

Inari (Aanaar) et Siida pour comprendre le territoire. Kilpisjärvi pour Käsivarsi. Le parc Urho Kekkonen et Saariselkä pour un entre-deux balisé. salla">Salla pour l’est. Les parcs restent le bon premier pas.

À proximité